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- L'équipe d'À l'écoute des citoyens
« Oui »
par Patrick Nixon, CM, AOE, Directeur général, The Mustard Seed Street Ministry
Il existe deux types de « oui » : il y a le « Oui, il y a un besoin » et le « Oui, je vais agir pour répondre à ce besoin. » Dans le premier cas, il s’agit de la reconnaissance d’une réalité, et dans l’autre cas, il s’agit d’une réponse. La première affirmation a un caractère intellectuel, tandis que l’autre a trait au comportement. Les deux sont nécessaires pour changer le monde.
Tout au long de notre voyage avec la gouverneure générale, j’ai constaté l’harmonie qui unit ces deux affirmations. C’est un chant qui peut changer le monde, si la mesure est juste. Nous étions les invités à un débat tenu à l’Université Comenius, à Bratislava, où des conférenciers du Canada et de la République slovaque, ainsi que notre gouverneure générale, ont parlé concrètement de « la solidarité dans un contexte mondial ». Tout comme les autres dans la salle, j’ai été profondément touché d’entendre les histoires du peuple slovaque qui s’est érigé contre un pouvoir oppressif pour devenir un pays démocratique, avec un rêve bien à lui.
Parallèlement, des conférenciers nous ont rappelé que le Canada n’avait pas toujours eu un dossier reluisant en matière de droits de la personne, d’égalité des sexes, du respect des individus et des races. Ils nous ont également rappelé nos réussites — comment nous avons accepté la responsabilité de nombreux comportements et de nombreuses actions injustifiés de notre histoire. J’ai été incroyablement fier de notre pays, le Canada, lorsque la gouverneure générale a relaté les actions de notre premier ministre qui a demandé pardon aux Premières Nations, en toute humilité, pour les mauvais traitements qui leur avaient été infligés.
Après la discussion, j’ai remercié l’une des jeunes étudiantes qui étaient présentes, croyant qu’elle était venue tout simplement par respect. Elle m’a dit alors, « Je vous ai dit auparavant que j’étais arrivée 30 minutes à l’avance pour avoir un siège, mais ce n’était pas la vérité. Je suis arrivée une heure plus tôt pour être certaine d’avoir un siège. » Puis elle m’a dit, « Je veux apprendre. » Alors je lui ai demandé ce qu’elle avait retiré de cette expérience et elle m’a répondu, les larmes aux yeux, « Oui, je vais vraiment agir pour changer les choses. »
Joignons-nous tous à cette jeune femme en disant, « Oui au besoin » et « Oui pour l’action ».








